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Page précédente19 septembre 2011 , c’est aujourd’hui que nous retournons en Argentine pour un beau et grand programme qui nous verra visiter de superbes sites et en revoir d’autres. 23h20 Roissy CDG, nous quittons le sol français pour un long vol, nous arriverons vers 8h30 du matin avec un décalage horaire de 5h00. Dans nos bagages quelques pièces de rechange pour Hugo, amortisseurs car ceux d’ici ne sont pas adaptés, différents filtres, huile, GO, air, pour le changement lors des vidanges et des babioles qui nous seront utiles. Immigration, il y a une longue file d’attente, nous sommes patients, notre tour arrive tout se passe bien et nous allons pouvoir récupérer nos sacs. Ils arrivent assez vite et nous partons vers la sortie, ah que vois-je ? Il y a des scanners pour les bagages, nous y passons et bien évidemment nous avons le droit à une fouille des deux sacs. Nous avons des pièces automobiles interdites d’entrée sur le sol argentin. Mais nous avons à faire à un douanier qui nous fait des sourires et nous dit que nous devons payer une taxe et nous demande la facture des produits que nous avons. Les amortisseurs sont interdits et comme nous avions fait faire une facture à 50% du tarif, nous devons nous acquitter d’une taxe de 200$US, en liquide et au bureau de la douane. Après avoir réussi à passer le reste sans payer plus, nous retrouvons Lucas à la sortie qui vient nous chercher pour nous conduire au camping de Lobos où nous attend Hugo. Deux heures de route et nous sommes sur place, nous sortons Hugo du garage mais les batteries semblent HS malgré que Lucas les ait mises en charge depuis deux jours. Depuis quatre mois que nous sommes rentrés à la maison il nous faut refaire le ravitaillement et nous quittons aussi tôt le camping pour nous rendre en ville et faire les courses pour quelques jours car nous allons rester à la Laguna afin de remettre Hugo en ordre de marche, changer les amortisseurs et autres petites bricoles qu’il y a à faire. Je me gare en centre ville, nous y sommes venus plusieurs fois et Françoise va faire les courses. Quand elle revient, nous essayons de repartir mais Hugo refuse de démarrer, batteries HS (il y en a deux sur le Toy 79). Aie, il nous faut trouver un dépanneur et nous allons avoir quelques difficultés. Finalement et après une heure d’attente, nous trouverons une batterie neuve chez Toyota et pourrons rentrer au camping. Nous y resterons quatre jours avant de nous diriger vers la Péninsule de Valdes et en passant par le bord de l’océan afin d’aller voir les perroquets de La Loberia. Nous nous régalons de commencer à revivre avec la nature, nous sommes seuls, ici il n’y a pas de vacances en ce moment mais tout est fermé au niveau des hébergements, nous trouverons des bivouacs plus ou moins bruyants en ville ou sur des parkings de station service. Il y a pénurie d’essence en ce moment, il est difficile de trouver du diesel normal et même certaines stations sont fermées pour cause de non approvisionnement. Je demande pourquoi et il m’est répondu qu’il y a des problèmes de livraisons car le pays est grand !!! Ah, oui mais nous saurons plus tard qu’il s’agit d’une grève des transporteurs qui demandent une forte hausse sur les livraisons et bien évidemment tout cela va se ressentir à la pompe. Il y a eu 25% d’inflation ici en quatre mois et une hausse des produits de 30%, nous allons très vite nous en rendre compte. Nous arrivons à Puerto Madryn avec un temps magnifique, les baleines sont là qui font des bonds hors de l’eau, nous allons nous régaler quand nous remonterons sur Valdes. Pour le moment nous visitons le sud et allons jusqu'à Punta Ninfas mais la faune n’est pas encore complètement arrivée. Nous ne sommes qu’au début du printemps ici, dommage nous ne verrons pas les orques, il y a quelques lions de mer qui se prélassent au soleil, quelques oiseaux mais rien qui nous retient pour plusieurs jours. Nous décidons de rejoindre Valdes en passant de nouveau à Puerto Madryn faire du ravitaillement pour une semaine car sur Puerto Pyramides il n’y a pas grand-chose (nous y étions venus en décembre 2010). Nos problèmes de batteries ne sont pas résolus, il va me falloir en trouver une seconde et en plus je découvre une fuite d’huile sur la boîte de transfert. Bon nous allons nous rendre au garage Toyota de Puerto Madryn avant d’aller sur Valdes. Constatation, il faudrait ouvrir le transfert mais ils n’ont pas de pièces de rechange, aussi ils nous conseillent d’aller voir ailleurs surtout que nous allons nous rendre sur Cordoba et que là bas il y a le plus grand garage Toyota d’Argentine ! Nous trouverons une batterie avec l’aide d’un argentin qui nous parle en trois langues avec les mots qu’il connaît mais surtout en castellano. Les différents pleins étant fait c’est sur Valdes que nous nous dirigeons et après avoir acquitté l’entrée au parc nous allons directement bivouaquer sur Punta Pardelas, un endroit de rêve où nos amis Marie-Jo et André nous ont assuré que nous serions en harmonie avec les baleines. Nous prenons la piste qui nous y conduit et très vite nous apercevons les baleines depuis le belvédère de Pardelas. Nous apercevons un camping car qui vient d’arriver sur la plage de Pardelas, tient nous ne serons pas seuls ce soir et il me semble reconnaître ce CC qui pourrait bien être celui de la famille Roux avec qui je suis en contact depuis une bonne année. Nous rejoignons la plage et là je suis tout de même assez surpris de rencontrer la famille Roux, Sarah, Denis et leurs trois magnifiques filles (Manon, Fanny et Océane la petite dernière). Nous allons passer quelques jours superbes avec eux, un des plus grands moments de notre voyage car en plus nous vivons avec les baleines qui sont là à dix mètres de la plage, que du bonheur. Les journées se passent à longer la plage et à faire des photos, le temps passe trop vite et en plus nos soirées apéro et repas tous ensembles sont vraiment des moments forts. 30 septembre , nous quittons la famille Roux et cet endroit de rêve pour reprendre la route du nord et remonter jusqu'à Diamante où nous attendent deux amis ornithologues avec qui nous allons découvrir les oiseaux du « Parque Pré-Delta » et des environs. Mais avant il va nous falloir faire deux mille kilomètres pour les retrouver. Nous prenons notre temps et repassons par le camping de la Laguna de Lobos. Demain nous serons chez nos amis pour quelques jours, nous avons encore 500km à faire, nous les ferons en une journée. 4 au 7 octobre nous serons à Diamante et nos amis Aline et Philippe nous emmènent sur des lieux formidables pour la photographie et l’observation des oiseaux. Il y en a de toutes les sortes et tous plus beaux les uns que les autres. Nous sommes heureux de vivre de tels instants en harmonie avec la nature. Nous les quittons le 7/10 pour nous rendre sur Cordoba et aller au garage Toyota pour la fuite d’huile car ensuite nous allons remonter vers le nord en prenant des pistes qui vont nous conduire retrouver nos amis Pascale et Alain pour visiter le nord Chili. Nous reviendrons ensuite sur San Pedro de Atacama pour visiter en compagnie de Marie-Jo et André, les sites que nous n’avions pas faits lors de notre premier passage. Nous avions vu sur différents sites web que le camping de Belgrano au sud de Cordoba était sympa aussi nous nous y rendons en passant le long de magnifiques paysages, lacs de montagne, forêts, route sympa. Une seule chose que nous ne savions pas c’est que nous y arrivions en plein pendant l’ouverture de la Fête de la Bière «ocktober fest » comme à Munich. Ici la communauté est descendante d’allemands venus s’installer il y a de nombreuses années. Aie aie aie, nous ne passerons qu’une seule nuit ici et demain nous remonterons sur Cordoba. 8 octobre , Nous quittons Belgrano en direction de Alta Gracia et en traversant cette ville nos ennuis boîte de vitesse vont commencer. Nous ne savions pas que cela était le début d’une galère qui allait nous bloquer pendant quatre semaines dans cette petite ville. Tous les détails étant sur les pages du site , je ne ferais pas plus de commentaire ici. Mais cela va nous miner et surtout nous empêcher de faire le programme qui devait nous conduire au nord du Chili et en Bolivie. Nous louerons un véhicule qui va nous permettre de passer de très bons moments avec la faune des environs et voir de près des condors et autres picaflors en des lieux que nous avaient indiqués nos amis Aline et Philippe. 4 novembre , nous quittons enfin Alta Gracia en espérant que c’est la fin de nos ennuis et nous nous dirigeons sur Villa Carlos Paz pour retrouver nos amis Marie-Claude et Christian qui, pour ceux qui ont suivi sur le site, possèdent un campo de dix hectares où il est possible de s’installer et de profiter de la piscine, des douches et du WiFi. Ensuite la route va nous conduire de nouveau sur Cachi où nous devrions retrouver Pascale et Alain, dommage que cela ne soit pas pour visiter le nord mais maintenant il est trop tard pour nous aussi, cette rencontre nous remontera le moral. Nous allons repasser par des pistes que nous avions aimées la première fois et la Quebrada de Las Conchas est toujours aussi belle. Sur Cachi nous retournons au camping municipal, très propre et calme tant que cela n’est pas le W-E. 9 novembre , nous allons enfin revoir nos amis à 13km de Cachi où ils doivent passer deux nuits à La Paya dans une superbe Finca. Nous dînerons avec eux au restaurant de la Finca, une très bonne adresse et nous bivouaquerons sur la petite route face à la Finca. Pour nous remonter le moral ces retrouvailles nous font du bien et nous passerons à nouveau la journée du 10 novembre avec eux. Nous avons également recontacté Marie-Jo et André et nous allons nous retrouver sur Salta puis faire quelques jours de balades avec eux, tout semble aller dans le bon sens, les galères sont derrière nous, nous avons de nouveau le moral. 11 novembre , Salta, nous retrouvons nos amis comme prévu, faisons un asado et un bon apéro depuis le temps que nous devions nous retrouver. Nous prenons ensemble la décision de prendre la route des chutes d’Iguazu dans le nord-est de l’Argentine pour cela il nous faire 1500km et traverser le pays d’ouest en est. Nous mettrons 4 jours pour arriver sur Posadas mais avant cette ville, notre moral va de nouveau en prendre un coup. Nous sommes de nouveau en panne de boîte de vitesse, la première réparation a été mal faite, un joint à quelques euros mal remonté a fait fuir la boîte de vitesse, tout l’huile est passé dans la boîte transfert, c'est la cata, la Bérézina, nous sommes anéantis. Tant de malchance depuis deux mois ce n’est pas possible et pourtant les faits sont là, nous sommes de nouveaux bloqués et cette fois ci cela va durer trente deux jours, tous les détails sur le site. Nous louons un véhicule pour quatre jours et nous nous rendons tout au nord pour visiter les chutes d’Iguazu, il serait vraiment dommage d’avoir fait tout ce chemin et ne pas aller voir cette cassure qui donne naissance à ce site remarquable. Nous retrouverons Marie-Jo et André et passerons trois jours avec eux avant de revenir sur Posadas. Notre véhicule de location n’étant pas autorisé à passer la frontière du Brésil, nous nous contenterons de visiter les chutes côté argentin. 21 novembre , de retour à Posadas nous prenons la décision d’aller sur Buenos-Aires en bus, nous y resterons jusqu’au 14 décembre, voir le site. 14 décembre , nous voici de nouveau à Posadas avec les pièces de rechange pour remonter la boîte de vitesse, il faudra encore patienter de longues heures pour pouvoir enfin quitter ce lieu avec Hugo. 17 décembre , nous avons enfin repris la route vers 13h00 et n’avons pas pu vérifier si tout allait bien quant au remontage de la boîte. Ce n’est pas le tour du pâté de maison qui nous l’a permis et nous constaterons après 20km de route que nous avons à nouveau des problèmes. La cinquième saute, l’embrayage fait beaucoup de bruit au ralenti, mais cela dit nous continuons notre chemin car le garage est fermé jusque lundi et notre avion est prévu dans trois jours. Nous retrouvons Marie-Jo et André à 300km de Posadas à Yapeju et en limite de la frontière avec le Brésil, il n’y a que le Rio Uruguay qui nous sépare. Nous passerons une super soirée avec eux, apéro, asado et histoires de voyage nous remontent le moral et puis parler français ne peut que nous faire du bien. 18 décembre , nous quittons Marie-Jo et André assez tôt ce jour, nous partons vers 7h00, il reste 800km à faire pour nous rendre à Lobos où nous laisserons Hugo jusque fin mars. Cette journée va être difficile tant nous avons peur de tomber de nouveau en panne et en plus sur 300km la route est défoncée et en travaux. Malgré tout nous avançons et j’espère pouvoir dormir sur Lobos ce soir car je ne tiens pas à rouler encore demain, trop stressant de serrer les fesses toute une journée !! Nous arriverons à 19h00 sur la Laguna de Lobos, Hugo a tenu malgré de gros bruits, nous nous installons à notre place habituelle, il fait très chaud, 35° encore à cette heure là. La soirée sera douce, nous nous détendons et profitons du coucher de soleil sur la Laguna, c’est beau, il y a beaucoup d’oiseaux, demain il va être agréable de les photographier. 19 décembre , quelle belle nuit nous avons eu, calme et douce, nous prenons le petit déjeuner dehors face à la laguna, il fait déjà chaud. Aujourd’hui sera journée de repos, nous verrons demain pour commencer les préparatifs du retour et commencer les sacs. Pour le moment c’est place aux photos des oiseaux et surtout d’un terrier où il y a des chouettes chevêches, une mère et ses trois petits, un vrai régal. Nous relèverons une température de 40° à l’ombre dans le milieu de l’après midi, Lucas nous dit que ce n’est pas normal, ces températures devraient être relevées en janvier. Le changement climatique est parfaitement visible et ressenti ici, il ne reste qu’un mètre d’eau au plus profond de la Laguna qui devrait en avoir un de plus en ce moment, c’est grave ! Nous irons nous coucher très tard, minuit, il fait vraiment trop chaud dans la cellule et cela va avoir du mal à descendre durant la nuit. 20 décembre , dernière journée complète à la laguna, il va falloir commencer les sacs, ranger tous les coffres extérieurs et intérieurs, préparer les affaires pour le retour et faire un bilan de ce qui va rester pour le retour en bateau du mois d’avril. Nous avons pris la décision de rentrer pour remettre Hugo en forme mais en France car nous ne voulons plus entendre parler des mécanos argentins, ils disent tout connaître, savoir faire et au final ils sont mauvais. Par contre pour payer, alors là pas de souci, nous avons eu le droit aux notes « extranjeros » qui sont riches et qui peuvent payer ! Il fait encore très chaud ce jour et en plus avec un taux d’humidité élevé, le mauvais temps ne va pas tarder. Je passerais le reste de la journée à faire des photos des chevêches et autres oiseaux de la Laguna, le cœur un peu triste de partir maintenant que nous avons retrouvé un peu de joie de vivre. Mais nous allons aussi retrouver les nôtres qui nous attendent pour les fêtes et rien qu’à cette pensée nous ne regrettons pas de tout quitter. 21 décembre , le départ du camping est prévu vers 13h30, Hugo devra rejoindre son emplacement dans le hangar vers 13h15 aussi la matinée va très vite passer pour les derniers préparatifs. Le temps n’est pas terrible ce jour, il y a un grand vent et des orages, pourvu que nous ne soyons pas retardés ce soir. Nous devons décoller à 18h10, Lucas nous conduit à Ezeiza où il nous dépose vers 15h30, nous avons le temps, internet et queue pour l’immigration nous ferons passer très vite les deux heures et demie d’attente. Embarquement à l’heure, l’avion est complet mais nous sommes coincés sur nos deux sièges et trouvons que nous sommes plus que tassés, c’est pire qu’un vol charter, vraiment AF ne s’arrange pas et je ne vais pas manquer de le signaler sur la fiche d’appréciation du vol ! 22 décembre , nous sommes arrivés à Roissy avec une heure de retard mais ce n’est pas grave, Notre fille est là avec Marion, elles nous attendent pour nous conduire à la maison, que du bonheur de les voir et de pouvoir les serrer dans nos bras. Trois mois de galères qui se terminent, maintenant place aux fêtes de fin d’année en famille. 02 janvier , les fêtes sont terminées, nous les avons savourées et nous avons passé de supers moments avec les nôtres. Hugo est à 12000km mais nous y pensons fort, que faire pour la suite ? Nous étudions plusieurs possibilités pour nos voyages futurs, nous avons rendez-vous ce mois ci avec un constructeur de cellule pour 4x4 Iveco, mais les tarifs nous retiennent. Nous étudions également la possibilité de faire une remise à neuf d’Hugo, de démonter la cellule actuelle pour en refaire une adapté à nos besoins et surtout moins lourde. Cette solution est évidemment la plus avantageuse pour nous et pour moi elle me permettrait de garder ce super porteur qui nous a conduit dans des sites remarquables et dans des conditions de pistes très limites. Il est passé partout, je le connais et je n’ai pas envie de le voir partir dans d’autres mains. Alors qu’allons-nous faire ? En tout état de cause, nous vous tiendrons informé de notre décision, nous rentrerons en bateau vers fin mai 2012 donc d’ici là nous allons continuer de réfléchir. De fait les prochaines destinations seront vers le Canada, les USA puis l’Alaska avec Hugo ou Hugo2. Tout ceci est pour demain n’est-ce pas ? Et comme chacun le sait, demain sera un autre jour et cela reste à écrire, à bientôt et grand merci pour vos visites sur le site.
Carnet de voyage du 19-09 au 22-12-2011