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Pérou 1998
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République démocratique, catholique à 89%, le Pérou est le troisième pays d’Amérique latine de par sa superficie. Prés de 26 000 000 d’habitants dont 72% sont urbains et 28% ruraux, le pays possède avec le tourisme une très grande source de développement.
De tous mes voyages c’est celui qui m’a le plus enchanté avec les ours d’Alaska. Il a une place primordiale dans mes souvenirs malgré le MAM ( Mal Aigu des Montagnes ) qui m’a frappé pendant une bonne dizaine de jours.
Après une semaine d’acclimatation sur Cusco et ses environs, nous partirons pour deux semaines de trek dans les cordillères de Vilcanota et Carabaya puis nous terminerons par une semaine autour de Puno et le lac Titicaca.
Nous croiserons des personnages vraiment étonnants durant notre trek, toutes ces communautés qui vivent avec très peu, ont le cœur sur la main, l’accueil que nous avons eu partout en montagne restera gravé au plus profond de ma mémoire
2-Après un très long vol au départ de Roissy ===> Bogota ===> Quito ===> Lima ===> Cusco, nous posons les pieds à 3500m d’altitude près de 30 heures plus tard.
Nous sommes fourbus , écrasés de fatigue et le décalage horaire en moins ne nous favorise pas. La nuit prochaine sera la bienvenue néanmoins nous faisons une balade autour de l’hôtel situé à proximité de la Place d’Armes. Nous sommes tout de suite dans l’ambiance de ce pays aux couleurs de l’arc en ciel.
Cusco fut la capitale de l’empire Inca et est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, nous comprenons vite pourquoi.
CUSCO
Journée de visites dans la Vallée Sacrée des Incas, mais surtout nous commençons notre acclimatation à l’altitude en visitant à pied des sites comme Pisac où nous randonnerons sur un ensemble de terrasses. Nous passerons également sur Ollantaytambo, forteresse qui permettait de surveiller le Chemin du Macchu Picchu. Cerise sur le gâteau, nous embarquerons à bord du petit train qui permet de relier Cusco au Macchu Picchu, en passant par des gorges étroites et des villages de campagne. Nous arriverons à Aguas Callentes au pied du Macchu Picchu dans une ambiance très particulière où la vie de ce village se passe de chaque côté de la voie de chemin de fer. Demain l’équipe de France de football va jouer une demi finale de coupe du monde contre l’équipe de Croatie et les péruviens nous prédisent une lourde défaite, ils sont fantastiques. Nous leur donnons rendez vous après le match car nous espérons bien le voir, notre guide ayant repéré un café avec une télévision qui devrait fonctionner si nous consommons un peu!
CUSCO
Grande randonnée de prévue ce jour, nous partons pour la visite de Tambo Machay et ses fontaines, c’était un lieu de culte pour l’eau. Nous passons par Puca Pucara visiter les greniers et autres réserves de nourritures.
Le clou de la journée sera la forteresse de Sacsahuaman qui domine la ville de Cusco. Sur ce site des tonnes de questions vont trotter dans notre cerveau et quand je dis tonnes, je pèse mes mots. Les peuplades conquises étaient affectées à la construction des temples et autres bâtiments à la mémoire des dignitaires Incas mais la construction de cette forteresse en a certainement utilisé des milliers ne serait ce que pour déplacer et mettre en place ces blocs de plus de cent tonnes. Cette muraille est impressionnante de par sa longueur et la quantité de blocs qui ont été utilisés pour sa construction sachant qu’il a fallu les amener jusque là.
Nous rentrerons assez tard à notre hôtel et ferons une petite sortie en ville pour nous restaurer, vraiment sympa Cusco le soir avec ses restaurants où se succèdent des groupes péruviens et leur musique que j’apprécie beaucoup.
Forteresse de Sacsahuaman
Salinas de Maras
Le Machu Picchu
Un rêve de gamin va se réaliser pour moi aujourd’hui, la visite du Macchu Picchu. Je me souviens de cette image dans mes livres de géographie lorsque j’étais à l’école primaire et je me voyais admirer ce site depuis le Wayna Picchu.
Nous prendrons la première navette du matin et arriverons les premiers sur le site pour commencer la visite. Nous ne remercierons jamais assez le sieur Bingham d’avoir découvert ce site. Le temps n’est pas parfait mais il ne pleut pas et nous pourrons bien profiter de notre journée de visite. J’ai comme l’impression d’être un intrus parmi ces constructions d’un autre âge, le site est immense, il y a beaucoup à voir et à comprendre.
Nous quitterons ce lieu avec la même navette que ce matin, ici tout est minuté et il ne faut pas rater son tour. Nous irons voir le match de foot tout en dégustant une truite fraîchement pêchée, l’ambiance est extraordinaire, la France est menée un à zéro........ et la suite vous la connaissez!
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Tinki 3800m- Pacchanta 4250m - Début du Treck
Voilà, le grand jour est arrivé, nous partons pour treize jours de traversée, loin de tout et en autonomie complète.
Nous passons dans le village de Tinki et "grimpons" assez vite, les villageois nous saluent et nous font de larges sourires. Il fait beau et froid, quelques degrés en dessous de zéro mais le soleil chauffe très vite à ces altitudes.
Les enfants viennent nous voir tout content de croiser ces drôles d’hommes et femmes habillés comme des couvertures de mode.
Nous croiserons quelques troupeaux de lamas et d’alpagas et découvrirons assez vite toute la chaîne de montagne du Cayengaté sur notre gauche et de l’Ausangaté sur notre droite, c’est splendide et le ciel est bleu, sans nuage ou presque.
Après quelques haltes casse-croûte, repos et photos, nous arriverons à Pacchanta et ses sources d’eau chaude qui nous ferons un bien énorme en fin de journée. Nous en profitons car il faudra attendre douze jours avant de reprendre un bain!!
L’altitude commence à se faire sentir, mon cœur bat vite, j’ai mal à la tête, je ne dors pas.
Pacchanta ===> Azulcocha 4600m
Dur de se lever dans le froid et avec un gros mal de tête. Le MAM est déjà là et je vais le traîner pendant presque tout le trek. -10° ce matin sous la tente, nous avons de très bons duvets et sommes habillés pour de telles températures.
Nous remontons la vallée et devant nous il y a la face nord de l’Augsangaté. C’est le père de notre guide qui en a fait la première ascension, chapeau car vu d’ici impossible de trouver une voie.
Notre campement du jour est situé dans une zone avec quelques lacs tirant sur le bleu du ciel d’ou le nom Azulcocha. Nous suivons les péripéties de la finale de la coupe du monde sur un petit poste que nos arriéros gardent avec eux toute la journée dans un seau rouge. Ils voudraient que le Brésil soit vainqueur mais la France remporte "sa" coupe du monde, ce soir nous ferons une petite fête si loin de vous les gars, bravo, moi j’ai de plus en plus mal à la tête.
Azulcocha ===> Col de Campa 5000m ===> Jampa 4550m
Le MAM sévit, je ne dors pas depuis notre départ de Tinki et ne mange pratiquement rien. Tout me rend malade, les aspirines ne me font rien. Je ne veux pas renoncer aussi j’avance et suis toujours le premier à vouloir partir car le matin je suis mieux qu’en fin de journée. Pour arranger le tout nous allons passer le Col de Campa à un peu plus de 5000m et une longue étape nous attend jusque Jampa.
Nous longeons le versant est de l’Ausangaté et passons le col qui marque la séparation entre la chaîne du Cayengaté et celle de l’Ausangaté.
Du col nous avons une vue superbe sur les Nevados Maria Huamantilla et Pucca Punta. Pour le moment je tiens le coup, je passe le col et attaque la descente qui va nous voir perdre presque 500m de dénivelé, cela va me faire du bien! Nous atteignons ainsi la petite communauté de Jampa où nous serons accueillis comme des rois. Ces montagnards sont vraiment merveilleux et nous sommes une attraction pour eux car nos us et coutumes les font rire.
Jampa ===> Quebrada Quilleta 4700m
Chaque nuit depuis notre arrivée sur Tinki il fait très froid et ce froid va en s’emplifiant car l’altitude augmente et nous sommes au centre de la cordillère de Vilcanota et Carabaya. Nous avons en moyenne -15 et -21° toutes les nuits. Nous sommes complètement emmitouflés dans nos vêtements polaires, nous dormons avec le bonnet péruvien et les moufles ainsi que les chaussettes polaires. Sortir la nuit est très pénible car il faut se couvrir un maximum.
L’intérieur de la tente est tout givré ainsi que le duvet par la condensation que nous dégageons en respirant. Ici la nuit tombe à 18h00 et le jour se lève à six heures. Il fait vite assez chaud pour que nous puissions prendre le petit déjeuner au soleil et en bras nus avec une température de cinq degrés. Un tel écart fait que nous avons cette sensation de chaleur, nous nous habituons au froid.
L’étape du jour se fera en montée progressive à travers la pampa parsemée d’ichu, graminée d’altitude dont se nourrissent les alpagas et les lamas. Nous camperons au pied du Nevado Condor Paso.
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