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Amérique du Sud - 2010 - 11 - 12 - page 23
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Jeudi 08 décembre,
Ce matin nous allons faire une balade dans un autre quartier de Buenos-Aires que nous ne connaissons pas encore, Recoleta.
Nous y arrivons assez vite et partons visiter le cimetière qui est un des plus beaux d'Argentine mais aussi celui qui à les plus grands personnages d'Argentine qui reposent en son sein. Ce lieu fait penser à une petite ville en miniature tant les caveaux sont grands. De très nombreux et grands personnages comme les généraux dont toutes les villes leurs ont donné des noms de rue, sont enterrés ici. De grands poètes, des artistes et des anonymes, bien évidemment reposent également ici.
Nous continuerons notre balade en allant voir la fameuse fleur de Buenos-Aires, grande sculpture de métal qui s'ouvre dans la journée et se referme le soir. Nous faisons toutes ces balades à pied et oui nous fatiguons beaucoup. Les arrêts rafraîchissements et restaurant font beaucoup de bien et en général nous rentrons en soirée à La Querencia dans la fraîcheur du patio.
du 09 au 10 décembre,
Et si nous retournions sur Tigre , la Venise, que nous avions bien aimée. Ok, c'est parti direction les billets de train, ah mais oui c'est férié et la queue est énorme quand nous arrivons, bon changement de programme, que faire? Et bien rien, nous partons en direction du quartier de Madero où nous resterons et prendrons notre déjeuner. Il est 15h00 lorsque nous rentrons à La Querencia.
C'est vers 16h30 que la bonne nouvelle arrive, le colis est à Roissy, nous devrions l'avoir dans quatre jours soit aux alentours de mardi mais il faudra aller le chercher en douane de l'Aéroport comme le premier, nous sommes rodés et cela ne nous fait pas peur.
Ce matin Yann nous indique un bâtiment un peu particulier ainsi qu'une librairie qui valent le coup d’œil. Nous partons donc à pied vers ces deux endroits.
Mais en ce 10 décembre c'est aussi le jour de l'investiture de Cristina qui vient d'être réélue comme Président du pays.
Il y a un monde fou partout, certaines rues sont barrées et impossible de passer, le service de sécurité étant très strict. Tant bien que mal nous finirons par arriver et effectivement nous nous trouvons devant un bâtiment assez particulier de par sa construction puis nous nous rendons à la librairie Avenida de Santa Fe 1860. Cette librairie est en lieu et place d'un théâtre et est remarquable, d'une grande beauté, c'est la première fois que nous voyons cela.
Nous déjeunerons vers 14h00 puis reviendrons à 16h00 à La Querencia, nous sommes fourbus!
difficile d'aller jusque la Librairie, nous arriverons tout de même !
de quoi satisfaire tous les rêves de lectures
le Subte, ou métro pour nous, il y a de très bons décorateurs aussi ici !
Dimanche 11 décembre,
Yann nous envoie ce jour à la Feria de Mataderos, fête sur l'artisanat et les traditions populaires d'Argentine. Nous prenons le bus (N0°126) qui va nous conduire à la Plaza Mataderos, quartier où il y avait de nombreux abattoirs, la campagne dans la ville comme nous pouvons le lire sur certaines affiches. Il y a de nombreux stands, comme un gigantesque marché où sont vendus des produits artisanaux de toutes sortes. Mais le vrai spectacle ici c'est avant tout les groupes de chanteurs qui se produisent sur scène mais aussi sur le macadam où les danseurs anonymes viennent se dépenser sans compter. Ils doivent avoir très chaud car la température est au dessus des trente degrés malgré le ciel voilé. Nous sommes arrivés à 10h30 ce matin et nous allons quitter la Feria vers 16h30, le temps a passé très vite aujourd'hui, nous rentrerons en bus en surveillant les noms de rue car il faut savoir où descendre pour retourner à La Querencia.
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les gauchos sont de sortie
parillas où l'on peut manger de tout, même l'impensable !
passer inaperçu
ça chante et ça danse
Lundi 12 décembre,
Nous partons à pied chez DHL pour payer et obtenir le droit d'importation du colis qui est arrivé. A 9h00 nous entrons au bureau, à 9h15 nous en ressortons mais sans rien, hier c'était dimanche et les formalité ne sont pas faites, il faut revenir demain mais pas avant 11h00, aie aie aie, cela va être très juste pour reprendre le bus demain soir pour Posadas avec le colis. Nous envoyons un mail chez DHL à l'aéroport en demandant à passer plus tôt car pour nous c'est vraiment trop tard. Nous passons au café Tortoni, un des plus vieux et des plus célèbres de Buenos-Aires. Nous rentrons à La Querencia et nous y avons un email de DHL qui nous attend. Demain, nous pourrons passer à l'aéroport à 9h30 et nous pourrons payer sur place les droits d'importation. Ouf, nous avons bien fait de réclamer. Si tout va bien demain, nous passons notre dernière nuit à Buenos-Aires et même si nous sommes très bien à La Querencia, nous avons vraiment hâte de retrouver Hugo et le mettre sur la route. Donc à demain pour la suite des événements.
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Mardi 13 décembre,
Grande journée de démarche ce jour, nous partons en direction de DHL à l'aéroport de Ezeiza. Nous y arrivons en 45 minutes avec un taxi qui nous dépose devant la douane et nous allons direct chez DHL pour obtenir le certificat d'importation. Nous étions attendus à 9h30 mais nous y sommes à 9h10 et nous ressortons cinq minutes plus tard en ayant le certificat et la bise de Marie (responsable importation DHL Buenos-Aires).
Nous sommes tout de suite à l'accueil de la douane et les troisièmes à attendre, chouette cela devrait aller assez vite. Nous allons faire un parcours similaire à la première fois et enfin à 12h00 nous ressortirons avec notre colis. C'est déjà une première étape et maintenant il faut les billets de bus pour Posadas. Nous partons aussitôt pour le terminal de omnibus et obtenons nos deux billets, demain matin nous serons chez Toyota avec les pièces.
Mercredi 14 décembre,
Ah quel voyage, nous ne croyons guère aux chats noirs ni aux envoûtements mais là nous continuons d'être poursuivis par la poisse. Que croyez-vous qu'il nous soit arrivé hier soir deux heures après notre départ de Buenos-Aires?
Et bien nous sommes tombés en pannnnnne!! Et de quoi ? Et bien de la boîte de vitesse, c'est vraiment pas drôle, nous avons attendu plus de deux heures qu'un autre bus arrive, plus confortable que le premier mais nous sommes arrivés avec trois heures de retard à Posadas. Enfin comme on dit les voyages forment la jeunesse et moi je continue de dire qu'ils déforment les vieux!!!!
Nous allons direct chez Toyota qui nous attendait à 9h00 et leur donnons les pièces de rechange et posons la question sur le remontage de la boîte. J'impose que tout soit fini vendredi car il nous faut faire 1100km jusque Lobos et il nous faudra trois jours. Nous tenons à prendre l'avion le 21 soit dans une semaine autrement dit nous allons continuer de baliser et courir.
Nous retournons à l'hôtel où nous étions dans le centre, le City Hôtel et avons une chambre sans problème. Il fait très chaud, plus chaud que Buenos-Aires, en plus c'est très humide. Cet après-midi, repos car nous n'avons pas dormi de la nuit et nous avons besoin de faire tomber la pression.
le même bus que le nôtre
restaurant sur la route !!
Jeudi 15 décembre,
Journée de tristesse, nous apprenons qu’une de nos amis connue en Alaska est décédée, cette nouvelle nous a retournée, mais la vie continue et il nous faut nous occuper de notre réparation. Ce matin nous partons à pied sur la costanera en bordure du Rio Parana, il fait très chaud et humide, nous sommes vite trempés, cela nous remet dans le climat de la Malaisie. Nous rentrons assez vite au centre ville, la chaleur devenant insupportable.
Nous irons au garage en soirée vers 19h00, il devrait commencer à faire moins moite!
Si tout se passe bien, dans une semaine nous serons à la maison et nous savons que nous sommes attendus non seulement par nos proches mais aussi nos amis, le retour va être chargé, voir très chargé!
à méditer
Quand on aura coupé le dernier arbre !
Quand on aura vidé le dernier fleuve !
Quand on aura pêché le dernier poisson !
Alors seulement l'homme comprendra que l'argent ne se mange pas !
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Vendredi 16 décembre,
Je vais faire court aujourd'hui, car nous ne voyons pas le bout de nos ennuis. Le garage Toyota de Posadas nous prenant pour des imbéciles et n'ayant pratiquement pas avancé sur le remontage de la boîte, nous hurlons notre mécontentement, mais ils s’en foutent complètement. Ils ont jusque demain midi pour finir le travail, sinon nous partirons, très déçus évidemment, en laissant Hugo ici.
sur les bords de la costanera de Posadas