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Amérique du Sud - 2010 - 11 - 12 - page 24
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Samedi 17 décembre,
A 8h00 nous étions à l'ouverture du garage et nous ne les avons pas lâchés. Mais bon sang que ce fût difficile, à 10h30 la boîte n'était pas finie d’être remontée, à 10h35 ils la présentaient sous le Toy et à 11h30 ils l'avaient emboîtée dans le moteur mais il restait tout à fixer.
Ils étaient trois et ont fini à 12h10. A 12h15 je partais en essai avec le chef d'atelier, tout allait bien à ce moment là.
Nous avons payé une somme exorbitante pour le pays mais nous avions hâte de partir, nous avons quitté le garage à 13h00 et devions faire des courses car rien dans le frigo depuis un mois.
Après les courses nous avons pris la route pour aller retrouver des amis au bord du Rio Uruguay à Yapeju car c'était sur notre parcours.
Nous sommes sortis de Posadas et là j'ai passé la 5eme, tout allait bien et d'un seul coup, le moteur s'emballe. "Nous sommes de nouveau en panne, que je crie à Françoise", je passe la quatrième, tout va bien, je repasse la cinquième, elle tient et saute quand je ralentis. Aie aie aie, nous allons jamais y arriver. Je fais un stop et là cata, l'embrayage fait un bruit d'enfer, nous n'irons pas au bout je le sens, bon nous verrons bien. Contrôles de « policia » nombreux, c'est vrai que nous sommes dans le Misiones mais le pire est à venir.
Nous arrivons vers 19h00 au bord du Rio où sont nos amis, c'est la joie pour eux et aussi pour nous mais la fête est tout de même gâchée car nous avons peur de ne pas arriver au bout. Nous passerons une très bonne fin de journée autour d'un BBQ préparé par André, nous sommes que nous quatre au camping, la nuit sera calme.
le soleil va se lever sur le Brésil et venir lécher l'Argentine
Dimanche 18 décembre,
Ce matin nous partons à 7h00 et nous avons encore 800km à faire, autant dire deux jours avec Hugo, mais je ne veux pas stresser encore deux jours et je vise d'arriver ce soir. Nous mettrons douze heures pour rejoindre Lobos en serrant les fesses et sur des tronçons de routes pourries. Nous avons eu des tas de contrôles de « policia » dont un policier froidement nous parle de notre voyage et nous demande une « participation » pour lui, il a besoin d'argent !!! Un gros « No, por qué? » sort instinctivement de ma bouche et je lui montre les dents. Il n'insiste pas mais pas content nous dit de partir. Nous savions que dans le Misiones et le Corientes certains éléments de la police réclament de l'argent aux touristes, donc c'était facile de répondre. Mais aussi ils savent inventer des infractions imaginaires pour nous faire payer, là ce ne fût pas le cas. Nous reprenons la route de Lobos toujours avec la peur au ventre, ce n'est vraiment pas drôle de faire 800km comme cela. Après d'autres contrôles de "policia" sans problème, nous arrivons enfin sur Lobos, nous nous installons à notre place habituelle, prenons un bon apéro et nous sommes contents, Hugo a tenu malgré un bruit de plus en plus fort et la 5eme qui saute, mais je l'ai domptée. Il va y avoir une très grosse révision à faire en rentrant, Alain va avoir du travail, enfin le principal pour nous c'est de prendre l'avion mercredi soir et de retrouver les nôtres jeudi à Roissy si la grève ne nous en empêche pas !
le pont de Zarate qui passe au dessus du Rio Parana, il y a une année nous passions dessous en cargot
Du 19 au 20 décembre,
Nous allons passer ces trois journées qui nous restent à flaner, faire du rangement dans Hugo car il en a besoin et mitrailler les oiseaux qui viennent nous voir. Le repos et le retour du moral vont aussi nous faire un grand bien. Nous sommes tout de même mieux ici dans la nature que d’arpenter les rues de Buenos-Aires.
Hugo va aller retrouver son local pour les trois mois où nous allons être à la maison. Il sera gardé et au chaud ! Bon il fait 38° en ce moment tous les jours et nous, nous aurons froid en arrivant car la différence est énorme.
ce n'est pas facile de s'envoler, mais cela va venir. Magnifiques "chevêches des terriers"
un vrai régal ces oiseaux avant de partir
Mercredi 21 et jeudi 22 décembre,
Nous nous préparons "tranquillo", derniers instants dans Hugo avant le départ à 13h30 vers l'aéroport de Ezeiza à Buenos-Aires.
Nous nous faisons conduire à Ezeiza que nous atteindrons vers 15h30, largement de quoi être à l'heure car notre vol est retardé par le grand vent qui souffle ici et qui amène des cendres des volcans chilien. Il nous faudra malgré tout beaucoup de temps pour passer l'immigration, il y a énormément de monde ici qui quitte l'Argentine.
Nous sommes partis avec 1h30 de retard et donc nous arriverons avec le même retard, Marion et sa maman sont là qui nous attendent, nous oublions vite nos problèmes et les rejoignons au plus vite. C'est déjà Noël pour nous rien que de les retrouver, du bonheur après nos galères. La maison, nous la retrouvons en forme malgré un froid qui nous surprend. Très vite le chauffage électrique va nous redonner une bonne chaleur, il manque 35° dehors et 30° à l'intérieur, nous sommes passés d'un été très chaud à l'hiver, faudra vite s'habituer à ces températures.
Trois mois de voyages viennent de se terminer, quels souvenirs allons nous en garder? Ils seront marqués par ces deux mois de panne c'est certain, mais aussi par ces rencontres fabuleuses que nous avons faites avec la nature, maintenant il faut revivre à la française, cela va être difficile !
29 mars 2012, le retour et la fin !
Jeudi 29 mars 2012,
Nous partons de la maison en taxi à 19h00 direction Roissy pour ce qui sera un long vol de 13h30 vers Buenos-Aires. Embarquement à 22h35, décollage dans la foulée vers 23h30. Nous sommes à l'heure et c'est un des grands avantages de partir en milieu de nuit. La nuit s'étire lentement, bientôt nous survolons les côtes du nord Brésil et attaquons la descente vers Buenos-Aires. Le temps est très couvert sur l'Uruguay, nous passons le Rio de la Plata et apercevons Buenos-Aires sous une masse de nuages très importante. Nous devons attendre et faisons des ronds car la visibilité n'est pas suffisante sur l'Aéroport d'Ezeiza où nous devons arriver. Trente minutes plus tard le commandant nous annonce que nous devons nous dérouter sur Cordoba qui se situe 800km plus à l'ouest. Bref une heure plus tard nous nous posons à Cordoba au pied des Andes et voyons arriver d'autres avions également détournés. Nous refaisons le plein de kérosène et allons attendre de repartir vers Buenos-Aires. Une heure trente plus tard nous reprenons notre vol et atteindrons Ezeiza vers 17h00 heure française, soit 19h00 d'avion au lieu des 14h00 prévues. Nous sommes fourbus mais que dire du personnel d'AF qui vient de faire une journée de plus de 20h00!!
Vendredi 30 mars,
Finalement nous arriverons chez Yann vers 14h00 ici à Buenos-Aires, le temps de poser nos sacs, de parler cinq minutes avec Yann et nous filons chez Grimaldi, l'armateur italien qui doit nous ramener en France avec Hugo. Formalités rapides, nous avions tout notre dossier à jour, ils doivent nous indiquer la date de notre départ par e-mail car pour le moment le bateau prend du retard et il est impossible d'avoir une date exacte. La nuit sera douce malgré quelques moustiques qui vont m'empêcher de dormir une grosse partie de la nuit.
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